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Marie Claire Tellier

Ce blogue est surtout fait à partir de traduction d'articles ou de sites qui sont censurés par les grands réseaux. Je consacre plusieurs heures par jour à lire des dizaines d'articles pour vous proposer les plus intéressants selon moi. Je mets toujours tous les liens. Les articles explorent différents points de vues qui ne sont pas nécessairement les miens. Je vous laisse seul juge.

La vengeance des technocrates : Comment le parti libéral du Canada est devenu un appendice de la grande réinitialisation.

Par Matthew Ehret

Traduction MCT

La vengeance des technocrates : Comment le parti libéral du Canada est devenu un appendice de la grande réinitialisation.

Aujourd'hui, le paysage politique canadien est en train d'être remodelé par un nid d'idéologues technocrates qui visent à conduire la nation vers un état post-national Great Reset..

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a été l'une des premières personnalités publiques à célébrer cette nouvelle ère en déclarant en 2015 que le Canada est "le premier État post-national du monde". Une fois que la pandémie de COVID a été utilisée pour justifier l'arrêt de l'économie mondiale, le même Trudeau a déclaré en novembre 2020 que "cette pandémie a fourni l'occasion d'une réinitialisation. C'est notre chance d'accélérer nos efforts pré-pandémiques pour ré-imaginer des systèmes économiques qui s'attaquent réellement aux défis mondiaux comme l'extrême pauvreté, l'inégalité et le changement climatique."

Alors que le Canada se dirige vers des élections le 20 septembre 2021 avec le gouvernement libéral de Chrystia Freeland qui cherche à obtenir la majorité (et une autorité incontestable), la question demeure : Comment tout cela est-il arrivé ? Comment un parti qui était autrefois réputé, pendant la Seconde Guerre mondiale et les deux décennies d'après-guerre qui ont suivi, comme un champion du progrès dirigé par des personnalités telles que C.D. Howe et le Premier ministre St. Laurent , est-il devenu un parti consacré à la gestion technocratique d'un ordre mondial post-industriel/post-vérité ?

Comme je l'ai exposé dans Origines de l'État profond en Amérique du Nord, partie 2, et  comment l'État profond a renversé le dernier gouvernement nationaliste du Canada en 1963, l'histoire de cette prise de contrôle du parti libéral commence lors d'une purge qui s'est produite entre 1957 et 1963, lorsque le parti libéral a brièvement perdu le pouvoir et qu'un " coup de palais " a eu lieu.

Cette destruction de 1957 à 1963 de l'esprit autrefois favorable au développement du Parti libéral du Canada a été remplacée par un instrument de fascisme technocratique dirigé par la Fabian Society et les savants de Rhodes, dont le point culminant a été la révolution cybernétique de 1968 à 1972, au début du mandat de Pierre Elliot Trudeau. Cette "révolution tranquille" fédérale a mis un terme au progrès scientifique et technologique et a remplacé l'orientation favorable au développement qui avait jusqu'alors dominé l'élaboration des politiques au sommet et la conscience populaire de masse au Canada par un nouveau système oligarchique de contrôle gouvernemental fondé sur l'engagement de Trudeau envers la cybernétique et analyse des systèmes. En termes réels, cela signifiait la "gestion des écosystèmes" à l'intérieur du pays et l'asservissement par la dette du tiers monde à l'étranger, sous le couvert de la protection de la nature contre les humains égoïstes.

Le monde était désormais devenu un processus qui ne pouvait être observé et interfacé qu'à travers un filtre de "systèmes fermés" pilotés par des modèles informatiques et de supposés "états naturels" d'homéostasie. Tout ce qui perturbait ces états naturels d'équilibre (comme les barrages hydroélectriques ou d'autres formes de progrès technologique) était ainsi défini comme "non naturel", destructeur et donc "mauvais".

Pour inaugurer cette nouvelle refonte du gouvernement fédéral, Pierre Trudeau a prononcé un discours à Hamilton, en Ontario, dans lequel il a déclaré : "Nous sommes conscients que les nombreuses techniques de la cybernétique, en transformant la fonction de contrôle et la manipulation de l'information, vont transformer toute notre société. Avec cette connaissance, nous sommes bien éveillés, alertes, capables d'agir ; nous ne sommes plus des aveugles, des puissances inertes du destin."

En fait, comme Julian Huxley l'avait souligné plus de 20 ans auparavant, la cybernétique et l'analyse des systèmes seraient les outils choisis pour reconditionner l'"eugénisme" et le "malthusianisme" sous de nouveaux noms.

Conférence des penseurs de Gordon : 1960 Kingston

La conférence originale qui a donné naissance à ce nouveau plan de transformation libérale était connue sous le nom de Conférence des " penseurs " de Kingston en 1960, dirigée par des agents de l'Institut canadien des affaires internationales (CIIA), Walter Gordon, Maurice Lamontagne, Lester B. Pearson, Lionel Chevrier, Tom Kent, Keith Davey et d'autres ingénieurs sociaux qui étaient obsédés par l'idée de nettoyer le paysage politique de toutes les forces engagées dans le progrès scientifique et technologique et la coopération continentale avec l'Amérique pro-développement de John F. Kennedy[1].

Sous la présidence de Gordon, les participants à la conférence des "penseurs" ont créé le Comité de restructuration de l'organisation du Parti libéral qui s'est mis au travail pour contrer le défi que le jeune et brillant président John F. Kennedy lançait contre l'oligarchie anglo-néerlandaise[2]. Sous le leadership de Kennedy, le Canada risquait de se soustraire à l'influence de l'oligarchie, alors qu'une vision audacieuse de nouvelles frontières faisait appel à l'esprit pionnier des citoyens et des décideurs canadiens. Bien que les libéraux de C.D. Howe et les conservateurs de Diefenbaker diffèrent dans leurs méthodes, ils sont tous deux fondamentalement engagés à réaliser le progrès et à accroître les pouvoirs productifs de la nation par le biais des progrès scientifiques et technologiques. Diefenbaker lui-même avait tenté de fonder un nouveau nationalisme canadien sur une vision audacieuse du développement de l'Arctique qui représentait une grave menace pour l'oligarchie et devait être sapée à tout prix.

 

C.D. Howe, le grand continentaliste canadien, "ministre de tout", inaugurant ici un pipeline États-Unis-Canada qui était l'une de ses nombreuses initiatives de construction nationale. Le parti libéral a été purgé de la plupart de ses collaborateurs après sa mort en 1957 grâce à l'intervention de Walter Gordon.

C.D. Howe, le grand continentaliste canadien, "ministre de tout", inaugurant ici un pipeline États-Unis-Canada qui était l'une de ses nombreuses initiatives de construction nationale. Le parti libéral a été purgé de la plupart de ses collaborateurs après sa mort en 1957 grâce à l'intervention de Walter Gordon.

En réponse à ce danger, le parti libéral a été nettoyé des libéraux de C.D. Howe dans ce que Henry Erskine Kidd, secrétaire général du parti libéral, a appelé "une révolution de palais" dirigée directement par Walter Gordon, tandis que Gordon lui-même a mené à la destruction de Diefenbaker[3]. C.D. Howe lui-même, qui approchait de ses derniers jours, regardait la conférence des penseurs avec tristesse lorsqu'il écrivit : "Je crains que Mike [Pearson] ne soit conseillé par le mauvais type d'officiers. La réunion du Club des penseurs ne l'a certainement pas aidé politiquement"[4].

En plus de cela, une nouvelle structure de planification centralisée-socialiste d'inspiration fabienne a été adoptée pour fournir des incitatifs sociaux aux Canadiens afin qu'ils restent complaisants et contrôlés, un nouvel hymne national et un nouveau drapeau ont été adoptés pour promouvoir la mythologie selon laquelle le Canada avait été libéré de sa mère britannique pour devenir un pays souverain, et une nouvelle structure technocratique de bureaucratie et de planification des systèmes a été adoptée. Le plan directeur conçu pour mettre en œuvre cette réforme a été dirigé par le partenaire de Gordon chez Clarkson-Gordon, John Grant Glassco, qui a dirigé la Commission royale d'enquête sur l'organisation du gouvernement en 1962, et par le protégé de Gordon, Maurice Lamontagne, qui a dirigé la Commission sénatoriale sur la politique scientifique de 1968 à 1972. Gordon et Lamontagne ont tous deux été présidents du Conseil privé de façon consécutive.

Pour comprendre ce remaniement structurel qui a commencé à mettre en place une vaste bureaucratie compartimentée dirigée par des technocrates, des spécialistes des sciences sociales et des comptables, il convient de noter que cette conférence de 1960 était elle-même calquée sur un précédent qui s'était produit 27 ans auparavant, la Conférence de Port Hope, sous la direction de Vincent Massey, collaborateur de Gordon au CIIA. Gordon et Massey sont tous deux considérés comme les pères du "nouveau nationalisme" canadien de l'après 1963. Les principaux plans fondateurs de ce "nouveau nationalisme [anti-américain]" ont été élaborés par la puissante Commission royale d'enquête sur les perspectives économiques du Canada, créée par Gordon entre 1955 et 1957, qui faisait suite à la Commission royale d'enquête sur le développement national des arts, des lettres et des sciences, créée par Massey entre 1949 et 1952.

Conférence de Massey : 1933 Port Hope

La vengeance des technocrates : Comment le parti libéral du Canada est devenu un appendice de la grande réinitialisation.

La conférence de 1933 à Port Hope est parrainée par le chef de la CIIA/Table ronde, Vincent Massey. Le danger pour l'oligarchie canado-britannique représentée par Massey était déjà à l'époque que les forces pro-nationalistes avaient dominé le Parti libéral tout au long des années 1920 sous la forme des " libéraux de Laurier " de O.D. Skelton, Chubby Power et Ernest Lapointe, qui exerçaient tous les trois une énorme influence sur le chef du Parti libéral, William Lyon Mackenzie King, qui est redevenu premier ministre en 1935 après que le parti eut perdu le pouvoir en 1930.

Alors président du Parti libéral, Vincent Massey, un élève de Lord Alfred Milner[5] note que la conférence de 1933 a marqué la transformation du Parti libéral "des traditions de laissez-faire du parti à une nouvelle vision plus technocratique et interventionniste du gouvernement"[6]. Tout comme cela allait se produire 27 ans plus tard à Kingston, le défi pour l'oligarchie consistait à 1) garder le Canada complaisant en encourageant une classe technocratique de gestionnaires et 2) bloquer une plus grande coopération avec une Amérique anti-impériale dirigée par le grand Franklin Delano Roosevelt. Cette conférence a été conçue pour coïncider avec la Conférence économique de Londres de 1933 qui avait réuni 66 nations pour faire face à la dépression mondiale par l'établissement d'une norme mondialisée de budgets équilibrés et de contrôles des devises sous la dictature de la Banque d'Angleterre.

Heureusement, en 1933, la Conférence économique de Londres a été sabotée par Roosevelt qui a refusé d'y assister et a décidé de ne pas sacrifier la souveraineté américaine sur l'autel de Wall Street d'une dictature des banquiers étendue au monde entier. C'est le sabotage de cette conférence par Roosevelt qui a planté le dernier clou dans le cercueil de la Société impériale des Nations. L'eugéniste de la Fabian Society, H.G. Welles, a attribué la montée du fascisme mondial au sabotage nationaliste de cette conférence par FDR.

Canada 2020 et la conférence de Kingston du 21e siècle

Dans la période moderne, la conférence Massey Port Hope de 1933 et la conférence Gordon Kingston de 1960 ont pris la forme d'une conférence organisée en juin 2006 à Mont-Tremblant, au Québec, par un groupe de réflexion dirigé par Londres et connu sous le nom de Canada 2020.

La conférence de deux jours, au cours de laquelle le jeune Justin s'est promené pieds nus, a été parrainée par ce nouveau groupe de réflexion et a été animée par nul autre qu'Al Gore, qui a été invité par des membres de haut niveau du Conseil privé de la Reine, tels que John Manley, Bob Rae et Anne McLellan, afin de réformer les structures politiques du gouvernement fédéral, du Parti libéral et de la culture canadienne elle-même après la démolition contrôlée du premier ministre Paul Martin en février 2006.

La vengeance des technocrates : Comment le parti libéral du Canada est devenu un appendice de la grande réinitialisation.

Le Parti libéral de Jean Chrétien et de Paul Martin, qui a été au pouvoir de 1993 à 2006, s'est distingué comme étant le dernier grand parti fédéral à résister, même de façon minime, à certains aspects du programme mondial de l'Empire anglo-néerlandais, comme le rejet de la participation du Canada à la guerre en Irak et la tentative ratée de 1997 de regrouper les "big 5" banques en "big 3". Les batailles entre Chrétien et des figures de l'establishment pro-britannique comme Lord Conrad Black expriment dans une large mesure ce manque de contrôle britannique sur son dominion canadien. Ce manque de contrôle d'un important dominion au sein du Commonwealth britannique devait être maîtrisé et une forme plus virulente de nationalisme canadien, plus propice à l'extension de l'empire mondial, devait être tissée à sa place.

La vengeance des technocrates : Comment le parti libéral du Canada est devenu un appendice de la grande réinitialisation.

Une décision importante prise lors de la conférence de 2006 a été de préparer un jeune Justin Trudeau à devenir le porte-parole du nouveau parti libéral. Les actifs de Power Corporation, du Fonds mondial pour la nature et du Conseil international du Canada (CIC)[7] ont ensuite été déployés pour gérer ce nouveau culte de "Justin" en vue des élections de 2015, le président du CIC, Bill Graham, jouant un rôle clé dans cet événement. Al Gore et Larry Summers représentent tous deux les principaux porte-parole de l'orientation politique de Canada 2020 en matière d'économie et d'environnement.

Parmi les nombreux personnages intéressants qui dirigent ce groupe de réflexion, il n'y a personne d'autre que l'épouse de Mark Carney, Diana Carney, formée à Oxford, qui a été vice-présidente de la recherche de Canada 2020 de 2009 à 2013. L'intention de Carney de prendre la barre du navire d'État canadien après le prochain sommet britannique COP27 n'est pas un secret.

Le cas d'Axworthy et Manley

Un acteur essentiel de ce processus n'est autre que l'ancien secrétaire principal de Pierre Trudeau, Thomas Axworthy. À la fin de la conférence de 2006, Axworthy avait été chargé de présider la Commission de renouvellement du Parti libéral, au sein de laquelle il supervisait 36 groupes de travail chargés d'examiner chaque aspect du parti. Les résultats des 36 groupes de travail d'Axworthy ont abouti à la conception comportementale actuelle, modelée par Cass Sunstein qui est adoptée pour laver le cerveau de la population afin qu'elle soutienne la grande réinitialisation.

La vengeance des technocrates : Comment le parti libéral du Canada est devenu un appendice de la grande réinitialisation.

Non seulement Axworthy est-il président de la Walter and Duncan Gordon Foundation, Senior Fellow au Massey College, ancien directeur exécutif de la Charles Bronfman Foundation, mais il a fait ses premières armes dans le domaine de l'ingénierie sociale en travaillant comme assistant de recherche directement sous la direction de Walter Gordon au sein du "Groupe de travail sur la structure de l'économie canadienne" de 1967 (alias Gordon Task Force). Axworthy a été rejoint par Keith Davey, l'autre protégé survivant de Walter Gordon, qui a également contribué à cofonder Canada 2020 et qui a participé à la Gordon 1960 Thinkers Conference.

Il convient également de noter que Thomas Axworthy et le coprésident de la conférence de 2006, John Manley, étaient tous deux membres du groupe de travail indépendant sur l'Amérique du Nord visant à intégrer les économies nord-américaines dans une zone modelée sur l'Union européenne appelée "Union nord-américaine".

Bien qu'il soit effrayant pour certains d'énoncer ce fait à haute voix dans la société polie, l'horrible vérité derrière la Grande Réinitialisation et la chose qui se fait passer pour une pandémie mondiale est une intention de cataclysmer une réforme complète de la civilisation humaine dans le cadre d'une Grande Réinitialisation. Les formes que cette réinitialisation a prises impliquent la création d'un nouveau système de castes mondial composé, d'une part, de déplorables sous-hommes non-vaxxés et, d'autre part, de citoyens bien élevés qui n'ont qu'à avoir les bonnes pensées et le bon comportement pour accéder au revenu de base universel afin de se nourrir et de nourrir leurs familles en tant que membres d'une nouvelle classe inutile.

La réinitialisation de l'énergie verte, qui vise à réduire les émissions mondiales de carbone dans le cadre d'un New Deal vert, tel que décrit par les groupes de travail sur le climat de Mark Carney et le prochain sommet COP27, n'est qu'une couverture pour la dépopulation dans le cadre d'un nouveau féodalisme technocratique où la majorité des gens sur terre "ne posséderont rien et seront heureux".

La seule façon d'empêcher ce programme vert de croissance zéro d'être mis en œuvre est la restauration de Glass-Steagall pour briser le système en faillite Too Big to Fail et la remise en vigueur de mesures bancaires nationales pour produire le crédit productif nécessaire pour financer les projets qui peuvent augmenter la capacité de la société à se maintenir. Parmi les nombreux projets de ce type qui pourraient mettre les États occidentaux en harmonie avec la dynamique pro-développement/anti-malthusienne qui façonne le Grand Partenariat Eurasien, citons le NAWAPA, défense contre les astéroïdes, le tunnel du détroit de Béring, le développement de l'Arctique et l'industrialisation de la Lune avec l'exploitation de l'hélium 3 pour une économie basée sur la fusion, comme l'ont souligné les scientifiques chinois de l'espace. Cela signifie qu'il faut reprendre le flambeau qui a été abandonné avec la disparition de C.D. Howe, des frères Kennedy, de de Gaulle, de W.A.C. Bennett et du grand homme d'État québécois Daniel Johnson père.

Notes de bas de page

 

[1] It is important to note that Pearson was not terribly respected by these “new reformers” led by Gordon, and was largely used as their Nobel Prize winning instrument. When Pearson became too easily influenced by the pro-C.D. Howe Liberals remaining in his party such as Robert Winters and Mitchell Sharp, as well as JFK himself, Pearson was scrapped for a more effective replacement in the form of Pierre Trudeau in 1968.
[2] For the full story of Kennedy’s battle to liberate the world from the British Empire, visit http://www.larouchepac.com/jfk
[3] As Diefenbaker himself wrote in his autobiography “One of the ironies of recent Canadian history is that Walter Gordon, a man whom I only met for a few minutes when he delivered to me his Royal Commission Report, has stated that he decided to do everything in his power to make Mr. Pearson Prime Minister because he hated me and feared that my policies would wreck Canada”, Diefenbaker Memoirs, p.202. Rhodes Scholar Governor of the Bank of Canada, James Coyne, and two Rhodes scholars embedded in Diefenbaker’s own cabinet (J.M. Mcdonald, and Davie Fulton) played a key role in Diefenbaker’s final 1963 downfall and failure of his Northern Vision.
[4] Stephen Azzi, Walter Gordon and the Rise of Canadian Nationalism, McGill-Queens Press, 1999, p.80
[5] The young Massey, then on the cusp of inheriting the fortunes of his family’s farm equipment dynasty, had helped install a Round Table chapter in Ontario in 1910 and was rewarded for his services by being sent off to Oxford to study under the Round Table’s founder and controller, the eugenics obsessed “race patriot” Lord Alfred Milner in 1911.
[6] Vincent Massey is quoted from Richard Blake’s From Rights to Needs: A History of Family Allowances in Canada, UBC Press, p.33
[7] The Canadian International Council became the new name for the Canadian institute for International Affairs (CIIA) in 2007. The CIIA had been the new name for the Round Table Movement, formed in London by Lord Milner in 1910 and run by the Rhodes Trust network of Oxford scholars in order to advance Cecil Rhodes’ design to recapture America as a lost colony and form the rebirth of a new globally extended British Empire. For more on how this hive has mis-shaped the 21st century, see “British Dictatorship or American System part I and II” (2013) by this author in the Canadian Patriot #7 and 8, downloadable on http://www.canadianpatriot.org

Matthew Ehret is the Editor-in-Chief of the Canadian Patriot Review , and Senior Fellow at the American University in Moscow. He is author of the‘Untold History of Canada’ book series and Clash of the Two Americas. In 2019 he co-founded the Montreal-based Rising Tide Foundation . Consider helping this process by making a donation to the RTF or becoming a Patreon supporter to the Canadian Patriot Review

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