30 Avril 2022
Des manifestants se rassemblent près de la colline du Parlement alors qu'ils se préparent à commencer leur marche le long de la rue Wellington à Ottawa, le 29 avril 2022. (Jonathan Ren/The Epoch Times)
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Par Limin Zhou et Isaac Teo
Traduction MCT
OTTAWA - Des policiers en tenue anti-émeute ont procédé à plusieurs arrestations le 29 avril alors que le convoi de motards Rolling Thunder convergeait vers la capitale nationale pour réclamer des libertés, tandis que d'autres personnes se rendaient à pied sur la colline du Parlement pour manifester leur soutien.
Brandissant des drapeaux canadiens et québécois, environ 1 000 manifestants ont défilé le long de la rue Wellington en direction de l'est, vers le FC Centre Rideau tout en scandant "liberté" au milieu d'une forte présence policière.
Terry Callaghan, un ancien camionneur, a dit qu'il s'est joint à la manifestation parce qu'il croit que la Charte des droits et libertés a été minée.
"Je suis ici pour continuer avec un groupe de Canadiens qui croient que la Constitution et la charte ne sont pas appliquées dans ce pays. Et je suis ici avec ce groupe pour exprimer notre liberté et faire savoir au monde que nous ne sommes pas d'accord avec ce que font les [gouvernements]", a-t-il déclaré.
Pendant ce temps, les motards se sont rassemblés à différents endroits, y compris sur le parking du centre commercial St. Laurent, pour se préparer à leur principal événement de samedi matin.
Des centaines de motos sont attendues, avec un soutien supplémentaire sur quatre roues. Samedi, elles rouleront le long d'un itinéraire pré-établi, sans arrêt ni stationnement autorisé.
Le Service de police d'Ottawa (SPO) a barricadé le centre-ville pour empêcher le convoi de motos de se rendre dans ce secteur. La police a déclaré que, pour des raisons de sécurité publique, aucun véhicule ne sera autorisé à l'intérieur de la zone d'exclusion des véhicules à moteur, à l'exception des véhicules d'urgence pour le moment.
Tout au long des manifestations, des policiers en tenue anti-émeute ont été vus en train de procéder à plusieurs arrestations et de donner des contraventions aux véhicules de protestation. La police a également été vue en train de repousser les manifestants tout au long de la soirée.
Le SPO a déclaré dans un tweet que des agents ont été déployés avec des casques et des boucliers "pour leur protection afin de dégager la foule à l'angle de Rideau et Sussex" en raison d'une "escalade de l'agression de la foule".
La police a déclaré que sept personnes ont été arrêtées et que 24 véhicules ont été remorqués au cours de la première journée de protestations. La police a également brisé les vitres d'au moins un camion.
Un partisan du convoi Rolling Thunder est arrêté lors d'un rassemblement à Ottawa, le 29 avril 2022. (Dave Chan/AFP via Getty Images)
Neil Sheard, organisateur de Rolling Thunder, explique que l'objectif de l'événement est de rendre hommage aux anciens combattants en "faisant le tour du National War Memorial et en le saluant", mais l'itinéraire désigné par la ville ne le permet pas.
Un autre groupe qui prévoit un événement ce week-end organisera une cérémonie au Monument aux morts le samedi matin.
Des manifestants portant des drapeaux québécois et canadiens lors d'une manifestation à Ottawa le 29 avril 2022. (La Presse canadienne/Sean Kilpatrick)
Le groupe Veterans for Freedom a prévu ce qu'il appelle "OP DIGNITY" pour réclamer le monument après que, selon lui, les autorités l'aient profané en érigeant une clôture autour de lui lors de la manifestation du Convoi de la liberté en février, et en frappant des vétérans par la police lors de l'opération de nettoyage.
Un troisième groupe, Freedom Fighters Canada, a prévu des manifestations sur la colline du Parlement vendredi et samedi.
La foule des manifestants s'est amoindrie vendredi soir, mais la police est restée sur les lieux.
L'événement Rolling Thunder fait suite à la manifestation des convois de camionneurs qui a duré plusieurs semaines et qui demandait le retrait des mandats COVID-19.
Noé Chartier et La Presse Canadienne ont contribué à ce reportage.