15 Juin 2022
Traduction MCT
Alors qu'il répondait à des questions concernant la saisie apparemment illégale de biens appartenant à des Russes, le ministre libéral de la Justice David Lametti a déclaré que les gens n'ont pas un "droit absolu à la propriété privée" au Canada.
Ministre de la Justice : "Vous n'avez pas un droit absolu de posséder une propriété privée".
"J'aimerais juste vous poser une question sur le projet de loi C-19 - toute idée de saisie et de vente d'actifs russes. Il y en a qui disent que c'est sur un terrain bancal. Comment réagissez-vous ?", a demandé un journaliste au ministre de la Justice.
"Eh bien, écoutez. Nous allons évidemment adapter les dispositions pour qu'elles puissent résister à une contestation judiciaire. Vous n'avez pas un droit absolu à la propriété privée au Canada", a déclaré M. Lametti.
"Il y a des mesures qui sont prises lorsque des expropriations se produisent, quel que soit le niveau de gouvernement, et nous nous assurerons de rester dans ces limites."
"Vous n'avez pas le droit absolu de posséder une propriété privée au Canada", déclare le ministre libéral de la Justice, David Lametti, lorsqu'on l'interroge sur la saisie et la vente d'actifs russes.
Le projet de loi en question, le projet de loi C-19, s'il est adopté, permettra au gouvernement de "saisir et de faire confisquer et aliéner des biens détenus par des personnes et des entités sanctionnées, afin de soutenir la participation du Canada au groupe de travail sur les élites, les mandataires et les oligarques russes à la lumière de l'invasion illégale de l'Ukraine par la Russie".
Soit dit en passant, le projet de loi comprend également une "interdiction de deux ans sur les investissements étrangers dans le logement canadien."
Cependant, cela semble aller à l'encontre des articles des Nations Unies sur la "Responsabilité des États pour les actes internationalement illicites". Bien qu'elle permette apparemment de geler les avoirs des pays qui commettent des "actes illicites", comme faire la guerre, il ne semble pas que la loi prévoie que les gouvernements puissent vendre ces avoirs gelés, car cela empêche une "reprise de l'exécution" après la fin d'un conflit.
Cela pourrait signifier que Trudeau viole le droit international en vendant les actifs achetés légalement par les Russes au Canada pour les redistribuer à l'Ukraine. Sans compter que cela risque de dissuader d'autres pays d'investir au Canada.
Comme l'explique David Kleimann, conseiller en droit international, "une fois que ces produits, et notamment les actifs russes, ont été remis, disons, au gouvernement ukrainien, ils sont perdus. Ils ne peuvent pas être restitués".
"Il n'y a donc aucun moyen d'inciter à la reprise de l'exécution des obligations internationales", poursuit-il.
"Je crois que la question juridique est relativement claire ici, qu'une telle action ou de telles procédures violeraient le droit international."
Néanmoins, comme c'est souvent le cas avec le gouvernement Trudeau, que les lois et l'éthique soient damnées.