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Marie Claire Tellier
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Le tribunal ordonne la divulgation des dossiers relatifs aux comptes bancaires GELÉS des participants au Convoi de la liberté.

Le tribunal ordonne la divulgation des dossiers relatifs aux comptes bancaires GELÉS des participants au Convoi de la liberté.
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Par Ramon Tomey 

Traduction MCT

  • Un tribunal canadien a statué que la GRC et la Banque TD devaient divulguer les documents relatifs au gel des comptes bancaires d'Evan Blackman, manifestant du Freedom Convoy, bien qu'il n'ait jamais été condamné pour un crime.
  • L'affaire Blackman remet en cause l'utilisation par le gouvernement fédéral de la Loi sur les mesures d'urgence en 2022 – invoquée par le Premier ministre de l'époque, Justin Trudeau – qui a permis le gel des avoirs, des arrestations et d'autres mesures extraordinaires pour réprimer les manifestations à Ottawa. En 2024, la Cour fédérale a jugé que l'invocation de Trudeau était injustifiée.
  • Blackman a été arrêté en 2022 et accusé de méfait et d'obstruction, mais les charges ont été abandonnées en 2023 faute de preuves. Les procureurs ont fait appel et un nouveau procès est prévu pour août 2024, tandis qu'il poursuit ses démarches pour obtenir les documents nécessaires à une contestation constitutionnelle en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés.
  • Soutenue par la JCCF, l'équipe de Blackman fait valoir que le gel de son compte bancaire a violé ses droits et crée un dangereux précédent pour la dissidence. Cette affaire est la première au Canada à combiner un procès pénal et une contestation fondée sur la Charte concernant des sanctions financières d'urgence.
  • Son issue pourrait révéler une coordination entre les autorités et les banques, ce qui influencerait les futures contestations des pouvoirs d'urgence. Cette affaire met en lumière les débats mondiaux sur l'équilibre entre la sécurité de l'État et les libertés individuelles en temps de crise.

Un tribunal canadien a statué que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et la Banque TD doivent divulguer les documents relatifs au gel des comptes bancaires d'un manifestant du Freedom Convoy.

La Cour de justice de l'Ontario a rendu cette décision au nom d'Evan Blackman, dont les comptes ont été gelés alors qu'il n'avait jamais été condamné pour un crime. M. Blackman a participé aux manifestations du Freedom Convoy de 2022 contre les mesures prises par le pays pour lutter contre le coronavirus de Wuhan (COVID-19). La décision de la cour marque une évolution cruciale dans une affaire qui conteste l'utilisation par le gouvernement fédéral des pouvoirs d'urgence pour réprimer la dissidence.

Cette décision fait suite à la contestation judiciaire de M. Blackman contre ce que ses avocats qualifient d'abus de pouvoir de la part du gouvernement en vertu de la Loi sur les mesures d'urgence, invoquée par le Premier ministre de l'époque, Justin Trudeau, pour mettre fin aux manifestations prolongées à Ottawa. Cette loi accordait aux autorités des pouvoirs étendus, notamment la possibilité sans précédent de geler les avoirs financiers des manifestants, de réquisitionner des dépanneuses et d'arrêter des personnes lors de rassemblements jugés illégaux.

Une décision rendue en 2024 par la Cour fédérale a par la suite conclu que l'utilisation de la Loi sur les mesures d'urgence par Trudeau était injustifiée. Mais les répercussions se poursuivent dans des affaires comme celle de Blackman, qui pourraient créer un précédent juridique.

Blackman a été arrêté lors d'une intervention policière à Ottawa le 18 février 2022. Il a été accusé de méfait et d'entrave à la police, mais les deux accusations ont été rejetées en octobre 2023 en raison d'un manque de preuves.

Malgré son acquittement, le ministère public a fait appel et un nouveau procès est prévu en août de cette année. Entre-temps, il cherche à obtenir des documents pour étayer une contestation constitutionnelle, arguant que le gel de ses comptes bancaires TD violait ses droits en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés (CCDL). (Connexe : Conséquences du Convoi de la liberté : l'affaire du gel des comptes bancaires d'un manifestant met en évidence les réactions négatives à la Loi sur les mesures d'urgence.

Les pouvoirs d'urgence utilisés pour faire taire la dissidence au Canada

Son équipe juridique, soutenue par le Justice Center for Constitutional Freedoms (JCCF), soutient que les mesures prises par le gouvernement constituent des sanctions à l'encontre de manifestants pacifiques. « Le gel des comptes bancaires de M. Blackman était une mesure excessive de la part de la police et du gouvernement fédéral », a déclaré Chris Fleury, avocat constitutionnaliste au JCCF. « Ces documents permettront, espérons-le, de révéler exactement comment et pourquoi ses comptes ont été gelés.

Cette affaire serait la première au Canada où un procès pénal inclut une contestation devant le CCRF concernant des sanctions financières d'urgence, testant les limites du pouvoir de l'État en période de troubles civils. Le JCCF soutient que la décision de geler les comptes – qui revient à mettre à l'écart des individus sans procédure régulière – crée un dangereux précédent pour la dissidence dans une société démocratique. Cette décision fait également écho aux préoccupations concernant l'érosion des libertés civiles en temps de crise.

Alors que l'équipe juridique de M. Blackman se prépare pour le procès qui aura lieu en août, la divulgation des documents ordonnée par le tribunal pourrait mettre en lumière la coordination entre les forces de l'ordre, les institutions financières et les autorités fédérales, des détails qui pourraient influencer les futures contestations des pouvoirs d'urgence. Pour l'instant, cette affaire souligne un débat persistant sur l'équilibre entre la sécurité nationale et les libertés individuelles, qui trouve un écho bien au-delà des frontières du Canada.

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