15 Décembre 2025

Par Ted Kuntz
Traduction MCT
Soyons clairs. Le projet de loi C-9 est un projet de loi de censure. Son but est de restreindre le débat ouvert et honnête dans ce pays. C'est une arme politique pour faire taire la dissidence, les désaccords ou les faits que le gouvernement juge gênants ou contraires à ses intérêts. Ce projet de loi s'attaque aux fondements mêmes d'une société libre et démocratique. Il déclare que l'État est « l'autorité » pour décider ce qui est acceptable et ce qui ne l'est pas.
Ce projet de loi n'a pas été rédigé à la demande des Canadiens. Les Canadiens chérissent la liberté d'expression. Ils aiment exprimer leurs opinions, leurs goûts et leurs aversions. Ils aiment partager leurs points de vue, leurs idées et leurs préoccupations. La liberté d'expression est ce que les gens apprécient dans la vie dans un pays libre.
Le gouvernement fédéral est en guerre contre nous. Il est en guerre contre notre Charte canadienne des droits et libertés. Il déclare qu'il décidera de ce qui est acceptable et de ce qui ne l'est pas. Il veut devenir l'autorité morale de ce pays. Ce gouvernement est déterminé à remplacer Dieu. Il détruit ce qui fait la grandeur d'une nation occidentale et ce qui suscite l'envie du monde entier.
Ce n'est pas le début de la censure. Ce projet de loi marque l'ultime atteinte à la liberté d'expression.
Nous avons subi une censure gouvernementale scandaleuse ces cinq dernières années. Ceux qui s'opposaient à la gestion de la crise de la COVID-19 par le gouvernement ont été attaqués, emprisonnés, privés de leurs moyens de subsistance, diffamés dans la presse et leurs comptes bancaires gelés.
Parmi les victimes de cette tyrannie, citons notamment le Dr Charles Hoffe, le Dr Byram Bridle, le Dr Mark Trozzi, le Dr Patrick Phillips, le Dr Mary O'Connor, le Dr Stephen Malthouse, le Dr Roger Hodkinson, le Dr Francis Christian, le pasteur Artur Pawlowski, Tamara Lich, Chris Barber, Randy Hillier et bien d'autres. La censure imposée par les gouvernements et les tribunaux pendant la pandémie de COVID-19 a été un échec cuisant. Des mesures non scientifiques et sans fondement ont été imposées, car le débat, la discussion et les preuves étaient étouffés.
Mais ce ne sont pas seulement ceux qui désapprouvent la gestion de la COVID par le gouvernement qui sont censurés et réduits au silence.
Ceux qui s'opposent à la sexualisation de nos enfants dans nos écoles et les espaces publics, et qui souhaitent préserver leur innocence, sont également réduits au silence et censurés. Parmi eux, on compte le conseiller scolaire Barry Neufeld, le pasteur Derek Reimer, Billboard Chris, des parents, des enseignants et bien d'autres.
Par ailleurs, certains exigent des preuves solides avant d'accepter l'affirmation non fondée selon laquelle les corps de 215 enfants auraient été retrouvés à Kamloops. Toute discussion, tout débat, toute présentation des faits est accueilli par des accusations de « haine » et de « racisme ». Qu'on interroge le Dr Francis Widdowson, Tara Armstrong ou Dallas Brodie.
La censure ne s'arrête pas là. L'inspectrice Helen Grus, d'Ottawa, a été censurée et reconnue coupable de « conduite déshonorante » pour avoir simplement posé des questions sur le statut vaccinal de mères dont les nourrissons étaient décédés subitement. En Ontario, les policiers doivent désormais demander l'autorisation d'enquêter sur un crime potentiel si l'affaire est « politiquement sensible ».
Nos universités ne sont plus des institutions d'enseignement supérieur ni des lieux de réflexion critique. En témoignent l'agression récente du Dr Francis Widdowson à l'Université Thompson Rivers de Kamloops et les nombreuses agressions contre les journalistes de Rebel News. On est en droit de se demander ce que nos enfants apprennent dans ces établissements.
La liste des sujets tabous au Canada s'allonge. Et ceux qui soutiennent cette censure ne répondent ni par des faits, ni par des arguments logiques, ni par un dialogue ouvert. Ils répondent par des attaques verbales et physiques, des insultes, de la violence et de la censure. Qu'on interroge le Dr Francis Widdowson ou Billboard Chris, tous deux victimes d'attaques violentes sans que les forces de l'ordre ni le procureur de la Couronne n'aient réagi.
Le projet de loi C-9 est vague. Des termes comme « intimidation » et « obstruction » sont suffisamment vagues pour criminaliser les manifestations ou expressions pacifiques. De nombreuses dispositions font double emploi avec des infractions existantes du Code criminel. Des lois vagues, redondantes ou formulées de manière imprécise risquent d'entraîner une application arbitraire et la répression de la dissidence. Pour ceux qui en doutent, il suffit de regarder l'Allemagne, le Royaume-Uni et d'autres pays européens où un simple « X » ou un « J'aime » sur Facebook peut vous valoir une arrestation et des poursuites. Ne croyez pas que cela ne puisse pas ou ne se produise pas ici. Le recours à la Loi sur les mesures d'urgence en réponse à des manifestations pacifiques nous a montré de quoi ce gouvernement est capable.
Ce projet de loi envoie un message glaçant : obéissez, conformez-vous, taisez-vous et cessez de poser des questions, sous peine de poursuites criminelles. Cet effet est déjà visible. J'ai assisté à de nombreuses réunions ces six derniers mois où quelqu'un a déclaré : « Vous savez, si le gouvernement libéral obtient gain de cause, cette conversation sera considérée comme un crime. » Je pense que le projet de loi CC-9 vise l'« intimidation » et les « menaces », deux infractions criminelles.
L’Enquête nationale citoyenne a été créée en 2022 en réaction à la censure et au manque de transparence dont nous avons été victimes au Canada dans la gestion de la COVID-19 par le gouvernement. Un groupe de citoyens a imaginé une initiative citoyenne, financée et organisée par les citoyens, afin de faire entendre les informations que nos gouvernements, les tribunaux et les médias sous contrôle politique étouffaient et niaient.
Depuis 2023, l’Enquête nationale citoyenne a tenu 39 jours d’audiences dans 13 villes du Canada et a entendu le témoignage de plus de 400 témoins, experts et profanes, sous serment, devant des commissaires indépendants. L’Enquête nationale citoyenne a recueilli le plus important ensemble de preuves sous serment au monde sur les conséquences de la gestion de la COVID-19 par le gouvernement.
Les commissaires ont analysé les témoignages et rédigé des rapports exhaustifs comprenant plus de 400 recommandations. Pourtant, aucun gouvernement au Canada, fédéral ou provincial, n’a reconnu cet ensemble de preuves ni cette initiative citoyenne, car cela ne correspond pas aux diktats et à l’agenda du gouvernement et de ceux qui le dictent.
Plus récemment, l’Institut canadien de la citoyenneté (ICC) a tenu 12 jours d’audiences sur la question : « Les enfants sont-ils en sécurité au Canada ?» La réponse a été sans équivoque : non, nos enfants ne sont pas en sécurité. Plus inquiétant encore, force est de constater que personne n’est en sécurité au Canada. Le projet de loi C-9 ne renforce pas notre sécurité ; au contraire, il nous rend plus vulnérables aux abus de pouvoir du gouvernement. Il suffit de regarder ce qui se passe au Royaume-Uni, en Allemagne et dans d’autres pays européens pour constater les effets dévastateurs et paralysants de la censure.
Le projet de loi C-9 porte atteinte à la liberté de religion, d'expression, de conscience et à la protection contre la coercition idéologique. À tous égards, ces efforts constituent une atteinte à notre société. Le projet de loi C-9 accentuera les divisions et les dissensions et érodera davantage la confiance envers nos gouvernements, nos institutions, nos tribunaux et nos médias.
La situation au Canada est alarmante :
1- Les écoles et les organismes gouvernementaux court-circuitent de plus en plus les parents, s'arrogeant le droit de prendre des décisions morales, sociales et même médicales qui relèvent de la responsabilité des familles.
2- Des décisions cruciales concernant les enfants sont prises à huis clos, sans transparence ni contrôle public.
3- Les médias dissimulent ou déforment les faits, privant ainsi les Canadiens de sources d'information fiables.
4- Les professionnels qui tentent de s'exprimer avec honnêteté risquent la censure, des sanctions disciplinaires ou le licenciement.
5- Les tribunaux et les forces de l'ordre sont politisés. La confiance du public est rompue, l'état de droit est bafoué et la protection dont bénéficiaient autrefois les Canadiens contre la tyrannie et les abus de pouvoir du gouvernement s'est érodée.
L’Institut canadien de la citoyenneté (ICC) est la seule plateforme où :
1- Les Canadiens peuvent s’exprimer librement
2- Les preuves peuvent être examinées sans ingérence institutionnelle
3- La vérité peut être documentée et mise à la disposition de tous les Canadiens
4- Des recommandations peuvent être formulées sans influence politique ni corporative
Un Canadien a décrit l’ICC ainsi : « L’ICC est un lieu où les Canadiens peuvent parler ouvertement de ce qui se passe réellement, sans manipulation, sans politique et sans censure. »
Nous devons avoir le courage d’affronter la vérité. Nous devons entendre la voix de tous les Canadiens, et non seulement celle de ceux qui servent des intérêts politiques ou corporatifs. Nous avons besoin que les médias reprennent leur rôle légitime de porte-parole du peuple si nous voulons survivre en tant que nation libre et démocratique.
Je conclus par ces mots de Robert Kennedy en 1966 :
« Rares sont les hommes prêts à affronter la désapprobation de leurs pairs, la censure de leurs collègues, la colère de la société. Le courage moral est plus rare encore que la bravoure au combat ou qu’une grande intelligence. Pourtant, c’est la qualité essentielle, la plus vitale, pour ceux qui cherchent à changer un monde qui se prête si douloureusement au changement.»
Ted