17 Juillet 2026
Par Paul Craig Roberts
Traduction MCT
Trump affiche un taux d'impopularité de 61 %, ce qui indique que de nombreux Américains partisans de Trump se sont retournés contre lui. Il est lui-même responsable de ce rejet de sa présidence, en relançant la lutte menée par l'Amérique au XXIe siècle pour le projet sioniste du Grand Israël, du Nil au Pakistan.
Les millions de personnes déplacées par les guerres menées par Washington au XXIe siècle pour le Grand Israël, qui ont entraîné la destruction de l'Irak, de la Libye, de la Syrie et de la Palestine, transforment le paysage politique européen et américain. Ces personnes déplacées se sont enracinées et investissent la vie politique et médiatique.
Hier, le 16 juillet, le Washington Post a rapporté que plus de 100 démocrates de la Chambre des représentants ont voté pour la suspension de l'aide militaire à Israël pour l'exercice budgétaire 2027. Israël se retrouverait ainsi privé de dollars américains, l'empêchant de racheter, comme chaque année, le gouvernement américain grâce aux dons aux campagnes politiques, utilisant ainsi notre argent pour corrompre notre gouvernement. Ce vote témoigne des difficultés que rencontre la domination d'Israël sur les États-Unis. La pression s'accentue sur les Républicains pro-israéliens, achetés et payés par les contributions de l'AIPAC à leurs campagnes politiques, financées par les versements annuels de Washington à Israël. Ils doivent voter la loi de l'AIPAC qui criminalise toute critique d'Israël, y compris la critique implicite du manque de soutien à Israël. Le lobby israélien cherche désespérément à créer une loi qui permettrait l'arrestation des élus démocrates qui ne soutiennent pas les objectifs et les crimes d'Israël. Les Républicains ont démontré leur détermination à sacrifier les intérêts américains, l'argent, des vies humaines et le Premier Amendement au profit d'Israël.
En relançant, sous l'insistance de Netanyahou, la guerre menée par Washington contre les opposants au Grand Israël – principalement l'Iran et le Hezbollah, milice du Sud-Liban –, Trump met davantage en péril son administration. D'ailleurs, à quand remonte la dernière fois que vous avez vu quelqu'un porter une casquette MAGA ?
Pendant des années, j'ai souligné, en vain, que l'échec de la démocratie américaine transformait le chef du pouvoir exécutif en un César, comme ce fut le cas à Rome. Quand la démocratie échoue, comme c'est le cas pour la démocratie américaine, un César devient nécessaire.
Trump adopte déjà les manières d'un César. À Rome, sous les Césars, leurs portraits figuraient sur les pièces de monnaie. Trump a adopté ce symbole de son pouvoir. La Monnaie américaine va frapper une pièce d'un dollar à l'effigie de Trump.
Les Césars romains régnaient par la force, par la violence, et c'est l'approche de Trump. Dans sa dernière sortie, Trump a affirmé que tout en Iran, et pas seulement le pétrole, appartient à l'Amérique. Il a annexé le pétrole et le gouvernement du Venezuela. Il revendique le Groenland, qui fait partie du Danemark, un allié des États-Unis et de l'OTAN. Il revendique Cuba, et peut-être le Canada et le Mexique.
Pour une personne de ma génération, qui disparaît rapidement, ces revendications sont incompréhensibles. Nous n'avons jamais rien vu de tel. Et les jeunes ne connaissent rien d'autre. C'est dans ce contexte qu'ils naissent. Pour eux, c'est normal.
Alors que les jeunes générations considèrent cela comme normal, qu'est-ce qui pourra l'arrêter ?
Le Parti républicain n'est pas un parti américain. C'est un parti israélien.